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Dany Bonnoront comptait sur le Tour du Languedoc et la CDM en Espagne pour l'Equipe de France. Elle nous dévoile ses difficutés pour trouver des compétitons de substitution.
Dany, pourquoi le calendrier de l’équipe de France est-il aussi largement bouleversé ?
Les annulations de courses : CDM Valladolid, T du Languedoc-Roussillon.
Les refus organisateurs au départ : Ronde Van Drenthe, Tour des Flandres, Emmakumeen Bira et Sara…nous n’avons pas assez de points par exemple.
Les courses possibles de « rattrapage » mais éloignées et nécessitant un budget trop important : Gâtineau au Québec, Idaho ou encore Afrique du Sud
Cependant nous iront en Juin en Hollande pour une nouvelle course qui n’était pas de ce fait au programme des BleuEs: la Rabo Ster Zeeuwsche Eilanden, les 14, 15 , 16 juin . La sélection est la suivante: 1. BIANNIC Aude ; 2. CORDON Audrey ; 3. LESUEUR Mélodie ; 4. PITEL Edwige ; 5. SOUYRIS Manon ; 6. RIVAT Amélie - Remplaçantes : JEULAND Pascale, VERHOEVEN Aurore et FOURNIER Roxane
Quelles sont les conséquences de cette situation ?
Il est difficile d’engager les filles dans un circuit cohérent, mai et juin présentant un déficit en compétitions, alors qu’en Août se déroulent quasi en même temps, les Jeux, les Championnats d’Europe, la Route de France.
Dans ce contexte, élever le nombre de points UCI français devient un tour de force.
Penses-tu que le niveau des Françaises a progressé ?
Nous le constatons, le niveau féminin français progresse cependant, grâce aux actions des Teams qui n’hésitent pas à sillonner les 4 coins de la planète, grâce à une intense implication des filles que j’observe au quotidien, grâce à de magnifiques organisations françaises.
C’est donc par l’expérience que les filles élèvent leur niveau.
Comment faire alors ? Quelles mesures sont-elles encore nécessaires à ton avis ?
-construire un calendrier de courses réparties sur toute l’année
-stimuler le niveau féminin français par la présence de spectateurs en profitant des organisations masculines professionnelles ou de bon niveau
-créer du CLM « adapté » avant les événements majeurs : JO, Monde, Europe, dès les petites catégories
-continuer à apporter des outils de formation aux athlètes et aux entraineurs : via les colloques, ce qui se fait déjà à la Fédération
-s’occuper des spécificités féminines plutôt que de tenter d’imiter les hommes : faire valoir la différence
-trouver des partenaires que l’enjeu intéresse et dans lequel ils s’identifient
Les enjeux sont multiples et considérables! Nous en avons tous et toutes conscience. Merci Dany pour ta disponibilité et merci de mettre autant d’ardeur, de foi et d’enthousiasme dans ta mission parfois presque impossible !